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Entrepreneuriat

La succession intrafamiliale : contexte et enjeux - au programme de la plénière du CJD Pays d'Ancenis

16 novembre 2020

A l’occasion de la plénière du mois de novembre du CJD Pays d'Ancenis, Miruna Radu-Lefebvre a eu l’honneur de présenter les résultats des dernières études de la Chaire sur la dynamique émotionnelle et de genre en contexte de succession familiale.

Lors de cette intervention, des résultats du rapport d'étude réalisé dans le cadre de l'Observatoire National de l'Entrepreneuriat Familial Audencia en partenariat avec FBN ont été également présentés, notamment ceux relatifs aux tensions constatées entre culture entrepreneuriale et culture familiale.

Quelques constats au préalable :

  • En France, 65% des dirigeants d’entreprises familiales souhaitent transmettre l’entreprise à un membre de la famille mais seulement 26% des entreprises sont transmises au sein de la famille vs en Allemagne (51%), Autriche (61%) et Italie (80%).
  • Seulement 33% des entreprises familiales passent à la deuxième génération. Seulement 10% à 15% passent à la troisième génération.

L’entreprise familiale est généralement considérée comme une organisation « hybride » car il y a peu de frontières entre la famille (gestion relationnelle et émotionnelle), la propriété (gestion liée au capital) et le management (gestion opérationnelle) au sein de l’entreprise.

Ainsi plusieurs aspects propres à l’entreprise familiale viennent alors se renforcer. On voit alors apparaitre :

  • Une superposition de multiples rôles sociaux
  • Des conflits intra-personnels et interpersonnels
  • Des tensions intergénérationnelles

Les émotions dans les entreprises familiales sont beaucoup plus impactées que dans les entreprises non familiales et sont ambivalentes pour les successeurs. La problématique qui revient très souvent pour eux est celle de la légitimité dans l’entreprise familiale.

Pour apporter des éléments de réponses, trois dirigeants d’entreprises ont souhaité partager leurs propres expériences.

« La question de la légitimité ? Je ne me suis jamais posé cette question mais plutôt de savoir si j’étais capable de reprendre l’entreprise familiale. Mon père n’avait pas pensé à moi à vrai dire. C’est moi qui ait voulu reprendre la boîte familiale. La légitimité pour moi c’est faire ses preuves et imposer ses idées sans que ce soit une lutte. La question de la légitimité se pose souvent par les autres. Les salariés étaient plutôt contents que ce soit « le fils » qui reprend la boîte, tel le changement dans la continuité. » Patrice Roul - PDG de Stramatel

Dans ce cas précis, la culture entrepreneuriale est plus forte que la culture familiale, la transmission s’est bien passée mais cela reste un cas particulier pour autant.

« Je me retrouve en effet dans l’intervention de Miruna notamment en ce qui concerne les émotions, qui vont beaucoup influencer sur le pro et le perso. Reprendre une entreprise familiale c’est accepter une histoire, un cadre et des valeurs. Selon moi plusieurs éléments sont à favoriser : travailler sur une bonne communication, apporter une valeur ajoutée, avoir une ouverture d’esprit et surtout prendre le temps. » Noah Courtial – DG - Les Côteaux Nantais

En effet, dans ce cas précis, il est important de souligner que la transmission familiale s’anticipe et se prépare. Dans l’idéal, il faudrait penser à la transmission de son entreprise familiale 10 à 15 ans en amont. Pour cela, la Chaire Entrepreneuriat Familial et Société propose différents accompagnements sur ces questions : des ateliers autour de cette thématique dans le Club transmission fondé et animé avec le Medef Vendée, le CIC Ouest, Fidal et le cabinet Impulsion ou bien le certificat « Futur dirigeant d’entreprise familiale ».

« Me concernant, j’ai décidé de prendre un autre chemin. Fils ainé d’un papa agriculteur - chef d’entreprise, je n’ai pas souhaité reprendre le flambeau, tout comme mes autres frères, même si j’étais « destiné » à reprendre tel un « devoir ». J’étais plutôt attiré vers le domaine informatique, le business et le marketing. Je dirais dans mon cas que j’ai hérité de mon père le goût d’entreprendre, le goût du risque. » Quentin Cadiot - PDG de Dioqa

Une autre voie, en effet, est celle de prendre un autre chemin entrepreneurial, à l’extérieur de l’entreprise familiale tout en conservant de bonnes relations avec l’entreprise familiale et sa famille.

Cet événement était réservé aux membres du CJD Pays d’Ancenis qui s’est tenu en format digital jeudi 5 novembre de 18h à 19h


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